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jeudi 5 avril 2007

Best Of CultNPop Mars 2007

Voici mes titres préférés du mois précédent :

Chicago - Sufjan Stevens
Lysergic Bliss - Of Montreal
Eros Entropic Tundra - Of Montreal
Saint John - Cold War Kids
Hide, Run Away - BC Camplight
Couldn't you tell - BC Camplight
O Valencia - The Decemberists
Yankee Bayonet - The Decemberists
Keep the car Running - Arcade Fire
Disaster - The Besnard Lakes

Reprise des Podcasts CultNPop très prochainement!


mercredi 28 mars 2007

La meilleure chanson pour ...

J'ai piqué l'idée sur un forum de Popnews.com. N'hésitez pas à laisser des commentaires et/ou vos tracklists.

Générique d'ouverture : Bohemian Like You - The Dandy Warhols


Réveil : Care of Cell 44 - The Zombies

Journée normale : Fit but you know it - The Streets


Tombé amoureux : Wicked Game - Chris Isaac


Coup de foudre : Fell in Love with a girl - The White Stripes


Scène romantique : Radio America - The Libertines

Scène d'amour/sexe : Pale blue eyes - The Velvet Underground


Scène de combat : Sexx Laws - Beck


Rupture1 : For No One - The Beatles


Rupture2 : I'm trying to break your heart - Wilco


Se remettre ensemble :
Say Yes - Elliott Smith




Mariage : Wedding Song - Bob Dylan


Amour secret : We're Just Friends - Wilco

Tout va bien : Jumping Jack Flash - The Rolling Stones


Marcher dans la rue : My Patch - Jim Noir


Déprime : Black Eyed Dog - Nick Drake

Nostalgie : If You're Feeling Sinister - Belle & Sebastian

En conduisant : What Goes On - The Velvet Underground


Début de voyage : Trains to Brazil - The Guillemots


Coucher de soleil : Disaster - The Besnard Lakes

Nouvelles résolutions : Twin Cinema - The New Pornographers


Orage au loin / inquiétude : Dollars and Cents - Radiohead

Rage :
Territorial pissings - Nirvana



Souvenirs : In My Life - The Beatles


Faire la fête : Key of C - Jim Noir


Soirée arrosée : Cigarettes & Alcohol - Oasis


Rentrer chez soi bourré
: The Crystal Ship - The Doors


Longue nuit de solitude : Oh Lonesome Me - Neil Young

Votre mort :
Léna - Bobby Lapointe (C'est mon joker, savais pas quoi mettre)

Votre suicide : Heroin - The Velvet Underground


Résurrection : Airbag - Radiohead


Générique de fin : Neighborhood #1 - Arcade Fire

vendredi 9 mars 2007

En vrac !

En pleine phase de découverte, albums fascinants sur le grill :

Bon, déjà, Neon Bible des christiques Arcade Fire. Pour l'instant je ne le trouve pas si boursoufflé que ça. Certaines chansons se détachent du lot, dont Keep The Car Running. C'est dans ce genre de fulgurance que les Arcade Fire me plaisent, c'est rapide, puissant, mélodique, imagé. Leur musique à un énorme potentiel pour intégrer des BO de films, et pas forcément ceux de Tim Burton. Cette chanson est une ode à la vie. La cadrage remonte doucement de la route - le tempo s'accélère - vers une voiture roulant à fond dans une ligne droite, soleil, champ de blé, impression de chaleur, fin de journée d'été... Pour une fois le groupe a mis la fanfare au placard et ce n'est pas plus mal, le son gagne en légèreté, tout parait plus spontané. Le reste de l'album m'est encore en grande partie inconnu mais je chroniquerai tout ça dès que j'en aurai fait le tour.

Album du mois dans Rock&Folk, The Besnard Lakes are the Dark Horses n'est pas un groupe Parisien de revival Rock. Non. C'est même tout l'inverse. Dieu merci, la rédaction du mensuel de Manoeuvre bénéficie toujours des critiques avisées Jean-Vic Chapus et Basile Farkas. Cela dit, le disque est décrit comme un Ovni sonique effrayant et, en définitive, il ne l'est pas vraiment. Psyché ouais, barré, totalement. Faut oser se la jouer Beach Boys époque Pet Sounds sur un titre nommé Disaster! Et bien qu'on ait aussi un Devastation, nous ne sommes pas en présence d'un coffret de B-sides de Joy Division. Alors j'avoue, je reste très en surface mais je n'ai pas encore assez écouté l'album pour vous faire partager des impressions moins superficielles. Bon feeling cependant.

En boucle dans l'IPod : Wilco (il faut absolument que je chronique Yankee Hotel Foxtrot) et Of Montreal principalement.

mardi 13 février 2007

Gustave Naast, nouveau Richard Anthony?

On peut se poser des questions sur la lucidité du bonhomme mais Doherty himself aurait déclaré : Paris est (avec Londres) la ville la plus Rock au monde. Soit. Pourquoi pas, après tout il n'a pas dit que le PSG était une bien meilleure équipe que Manchester United.
Toujours est-il que, cinq ans après l'éclosion de la nouvelle bulle rock aux Etats Unis (Strokes, White Stripes) puis à Londres (Libertines), les jeunes Parisiens sortent de leurs garages. A l'heure actuelle, les trois groupes phares de cette nouvelle scène sont les Naast, les Second Sex et les Plasticines. Propulsés dans les médias comme rarement cela avait été fait pour leurs aînés, ils peinent cependant à trouver une crédibilité face à de plus en plus de détracteurs.
Tiens par exemple, invités chez Taddeï fin 2006, les Naast ne brillent pas par leur pertinence. Vingt minutes de propos contradictoires et pédants du chanteur face à un Bernie Bonvoisin consterné. Même Brigitte Fontaine est plus cohérente. Le plus grave c'est surtout cette certitude d'être de bon goût, d'être fringué de la meilleure manière, d'avoir les bonnes influences. Autrement dit : de se prendre au sérieux. Alors certes ils ne revendiquent pas que des conneries, ils citent à tour de bras les Stooges, Small Faces, ou MC5. C'est intéressant mais ça manque un peu de profondeur, ça ressemble vaguement à une leçon apprise par coeur dans la rubrique érudit rock de Rock&Folk. Car le magazine a réellement joué un rôle de mentor, Manoeuvre et Eudeline en tête (critiques dithyrambiques avant même la sortie d'un album, soirées RocknRoll friday au Gibus, etc.).
Le fait de ne se permettre aucune faute de goût est à mon sens une erreur monumentale qui ne fait qu'enfoncer la musique Rock dans une impasse, voire un musée. Il existe des accidents heureux offrant une véritable échappatoire où ce qui était perçu avant comme kitsch devient subitement cool, que ce soit pour le look, l'attitude ou encore la musique.
La bonne nouvelle dans tout ça, c'est l'apparente facilité à se créer une culture rock digne de ce nom grâce à Internet. Comme ils le disent eux mêmes, la véritable (r)évolution par rapport à leurs aînés vient de là. En trois clics vous passez de la bio des Small Faces sur Wikipedia au Myspace du nouveau groupe à la mode. Une heure plus tard, vous avez téléchargé puis uploadé l'intégral des Clash et des Jam dans votre Ipod. Mieux encore, grâce aux tablatures en ligne on peut apprendre n'importe quel morceau en un rien de temps. On pourra regretter le temps des disquaires poussiéreux et du prof de guitare à cheveux longs, ce n'est pas mieux, ni moins bien, c'est juste plus rapide.

Mais dans tout ça, quid de leur musique ? A leur image, ils utilisent les bonnes guitares sur les bons amplis, enchaînent les bons refrains après les bons couplets mais sont incapables de sortir le moindre morceau original. En 2002, les critiques reprochaient aux White Stripes ou aux Libertines de ne pas innover. Alors certes oui, la musique n'était pas radicalement différente, mais ces groupes ont apporté des mélodies neuves, des enchaînements originaux ainsi que de nombreux morceaux devenus maintenant des classiques. A Paris, les babyrockers (car c'est comme cela qu'on les appelle) joue dans les clous, rien de dépasse, on dirait de vagues reprises de chansons anglophones dont les chanteurs français des années 60 faisaient la transcription dans leur langue maternelle (à écouter : Zazie fait de la bicyclette, par les Plasticines).
Alors Gustave Naast, nouveau Richard Anthony? Il faut bien admettre que, malgré tout, dans un paysage musical où la soupe règne (Star ac', RnB de mauvaise qualité, nouvelle chanson française molle du genou) l'énergie de ces groupes fait plaisir à entendre. C'est même bien plus agréable que le mouvement néométal en vogue il y a quelques temps. Mais on attend mieux de ces quelques gamins qui réagissent encore en moines copistes.